Rouen le 05/01/10 9hoo
Un rouennais rentre dans sa banque afin de régler diverses choses. Frappé d'une interdiction de chéquier momentanée, il s'apprête à régulariser sa situation, lorsqu'il se rend compte que, finalement, les deux chèques qui avaient été rejetés par son conseiller se trouvaient régularisés.
Telle n'a pas été sa surprise lorsque, sans ménagement, la personne préposée au guichet lui confisqua son chéquier qu'il lui avait donné pour accéder au compte. C'est avec le consentement du gestionnaire du compte qu'elle passa à l'acte.
Du coup plus de chéquier ! Le client de la banque n'en revenait pas. Sans aucune confidentialité eu égard à la situation, il a été littéralement rabaissé et s'est senti humilié face aux autres clients qui baissaient la tête faisant mine de ne pas s'apercevoir de la situation.
Désorienté mais pas abattu, le client ne se laissa pas faire et attendit que son conseiller soit disponible pour comprendre les raisons de ce qu'il considérait comme un abus de pouvoir et un manque de respect pour sa personne.
Jusqu'alors conscient que sa situation était délicate, il expliquait que même s'il avait du mal à rester dans les clous, un chéquier lui permettait de pouvoir s'arranger avec les commerçants locaux pour des paiements différés. Bien que illégal, ce système lui permettait de rester dans le circuit social et économique.
Quoiqu'il dise, son conseiller ne fléchit pas et soutenait le fait que c'était dans son droit de réclamer le chéquier à tout moment pendant la période de l'interdiction bancaire.
Insatisfait de la réponse, le client, toujours solide sur les jambes, demanda à rencontrer immédiatement le directeur qui au même moment avait fait une brève apparition.
Dans son bureau, le client m'expliquera qu'il exposa la situation auprès du responsable de la banque devant son conseiller.
Il admit ses difficultés à gérer actuellement son compte. Ceci dit, il engagea sa confiance auprès du directeur et du conseiller afin qu’il puisse continuer à utiliser le chéquier.
Le directeur accepta de lui restituer le chéquier dans ces conditions. Finalement, le client repartait avec son chéquier.
Puis dans la journée, il décida finalement de redonnerson chéquier à sa banque afin de prouver à ceux qui lui ont manqué de respect, qu'il acceptait les règles.
De plus il se rendait compte en relisant ses relevés de compte qu'en l'espace de trois mois, il avait payé des frais de comissions de plus de 144 euros, des agios et surtout des frais de rejet de chèques de 100 euros (50€ par chèque). Non seulement la banque lui ponctionne autant d'argent, mais en plus, elle ne manifeste aucun respect.
C'est la seule chose qu'il dénonce dans cette histoire : la manière dont il a été traité ce fameux mardi matin....
Voila une expérience qui en dit long sur la mentalité bancaire...
Par contre il ne remerciera jamais assez le directeur pour avoir continué à lui faire confiance. Encore faut-il avoir du cran pour en arriver à se retrouver dans le bureau du responsable. Généralement, les victimes de ces abus de pouvoir en restent au niveau de la sanction du conseiller tellement elles se sentent honteuses de leur situation.
Le cran et la fierté, c'est tout ce qui nous reste lorsqu'on est dans la précarité. Il faut au moins garder cela et ne jamais rompre. En tous les cas, si cette histoire m'arrive un jour, je ne me laisserai pas faire et j'agirai comme ce client...
Fred Quillet
1. Monsieur Julien Le 05/01/2010 à 22:31